Santé mentale chez les jeunes : restons à l’écoute
Les chiffres sont clairs : 29 % des 18‑24 ans ont eu des idées suicidaires en 2023, contre 21 % en 2021, mais cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de solutions. Parler, être écouté et orienté vers les bonnes ressources peut vraiment aider. A ce jour, chaque jeune a la possibilité de bénéficier d’un accompagnement bienveillant pour retrouver confiance, équilibre et espoir en l’avenir.

Les facteurs sociétaux souvent en cause
Plusieurs éléments peuvent fragiliser l’équilibre psychologique des jeunes :
- Pression scolaire
Selon un rapport de l’OMS/Europe basé sur l’enquête HBSC (près de 280 000 jeunes), la pression à l’école augmente, notamment chez les adolescentes, ce qui affecte directement le bien‑être mental.
- Usage des réseaux sociaux et technologies
Selon l’OMS, l’usage excessif des réseaux sociaux peut nuire au bien-être.
Une étude française l’associe à environ 590 000 cas supplémentaires de troubles dépressifs par an en France, notamment via des perturbations du sommeil chez les jeunes et une aggravation des troubles de l’humeur et l’anxiété. (Données internationales sur l’association usage d’écrans/sommeil/mental).
- Conflits familiaux, isolement et faible soutien social
Le rapport de l’OMS/Europe montre que seulement 68 % des adolescents déclarent un soutien familial élevé, ce qui est une baisse significative par rapport aux enquêtes précédentes : moins de soutien est associé à plus de stress et de vulnérabilité mentale.
- Harcèlement scolaire et violences interpersonnelles
Les conflits à l’école, le harcèlement et le cyberharcèlement sont cités comme causes fréquentes de stress, d’anxiété et d’isolement chez les jeunes (d’après les enquêtes nationales sur l’école et la santé mentale en France).
Signaux d’alerte : comment les repérer
Reconnaître tôt les signes d’un mal‑être peut aider un parent ou un proche à agir avant que la situation ne s’aggrave. Les troubles de la santé mentale chez les jeunes se traduisent par des changements qui durent dans le temps, qui s’aggravent ou perturbent la vie quotidienne.
- Signaux émotionnels
Le jeune peut montrer une tristesse persistante, de l’irritabilité ou des colères fréquentes. Il montre souvent un désintérêt pour ses activités habituelles, comme les hobbies, le sport ou les sorties. Il peut également ressentir un découragement durable ou une très faible estime de soi.
- Signaux comportementaux
Il peut s’isoler socialement, se retirer des amis et éviter les interactions familiales. Son engagement scolaire peut diminuer, avec des résultats en baisse, un manque de motivation ou de l’absentéisme. Des comportements à risque, comme l’usage de substances ou des conduites impulsives peuvent apparaître.
- Signaux physiques et habitudes
Des troubles du sommeil sont fréquents, comme l’insomnie ou un sommeil excessif. L’appétit peut changer, avec une perte ou un excès de nourriture. Le jeune peut aussi se plaindre de maux de tête, de troubles digestifs ou d’autres symptômes sans cause médicale apparente.
- Signaux graves : penser à agir rapidement
Il peut parler ou écrire sur la mort ou le suicide, ou montrer des signes d’adieu. Il peut adopter des comportements autodestructeurs ou dangereux, comme l’automutilation ou des prises de risques extrêmes.
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